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Le parcours d’un entrepreneur (3/6)

Il n’y a qu’à…, il faut qu’on… Il s’agit là d’une des expressions les plus souvent entendues lors de comités exécutifs, ou encore des réunions d’équipes. La réalité pour un entrepreneur est sans doute moins rose, mais pour autant pas tout à fait noire non plus.
Même si dans l’article de la semaine dernière – que vous pouvez retrouver ici – j’ai dit que les phases préparatoires représentent 80% du chemin, cela ne veut pas dire que le plus dur est fait. Au contraire, c’est lors de l’exécution que le parcours se concrétise, qu’on rencontre les imprévus et autres obstacles, et qu’il faut se montrer agile et endurant.

Texte publié le 14 septembre 2020

Le chemin choisi n’est pas le plus facile…

Suivre sa passion n’est pas toujours une partie de plaisir. Il ne suffit pas d’avoir une idée, il faut du courage, de la confiance, de la persévérance pour arriver au bout de ses rêves.

Les vrais super-héros de l’économie, ce sont les entrepreneurs, de véritables créateurs de valeur, … et d’emplois. Quand on est entrepreneur, on porte le poids de toute l’entreprise sur ces épaules, 24h/24h, 7j/7j. Il n’y a pas de bouton « pause ».

L’entrepreneur porte non seulement ses idées, son ambition, il porte la responsabilité de ses décisions – comme une clef de voute – et assume leurs impacts sur l’entreprise. C’est le stéréotype de « l’homme/la femme à tout faire » : avoir la vision, donner la direction, puis mettre les mains au cambouis pour transformer les rêves en réalité.

Pas surprenant alors qu’un entrepreneur peut se retrouver seul face à son destin, débordé par son rôle de pilote à bord / hôte de l’air / contrôleur aérien / chef d’escale.

Pour y faire face, l’entrepreneur doit pouvoir s’appuyer sur une équipe compétente et une organisation efficace en interne, et recourir à une aide externe. Par exemple, se confier à un regard neuf, qui apporte des perspectives nouvelles et des compétences complémentaires.

Comme un guide capable de faire prendre du recul, d’anticiper les pièges, d’identifier des opportunités, d’amener des ressources et des compétences externes – si besoin - et d’optimiser les ressources internes. Le tout pour permettre à l’entrepreneur et de prendre des décisions efficaces, partagées, agiles et rapides.

Autrement dit : accompagner l’entrepreneur pour aller à l’essentiel, et plus loin… ensemble : montrer la voie par l’action, travailler main dans la main avec l’ensemble des collaborateurs.

C’est ça ma vision sur mon rôle, ma valeur vis-à-vis des entrepreneurs : au cœur de l’action. L’action, et non le conseil… Une expression belge dit – littéralement – que « les meilleurs barreurs sont à terre », l’équivalent de l’expression française « La critique est aisée, mais l'art est difficile » que j’interprète librement comme « Le conseil est aisé, l’action est difficile ».

En effet, quelle légitimité aurait un observateur qui ne donne que des conseils depuis le bord du parcours ? Quelle meilleure façon de vivre une entreprise, sa culture, sa mission, ses habitudes, … qu’en s’imprégnant depuis l’intérieur ? Quelle valeur aurait une liste de recommandations sans que l’on puisse en mesurer l’effectivité et l’efficacité en direct ? Il ne faut pas donner des conseils, il faut donner de sa personne.

Réfléchir ensemble à des solutions ne garantit pas le succès. Assumer ses décisions et leurs impact, cela veut dire : planifier, déployer, mesurer et corriger les actions. C’est la seule formule valable pour grandir mieux ensemble, et ainsi de préserver, cultiver et développer les atouts de demain.

Cet article est le troisième dans la série qui parle de mes expériences d’entrepreneur. Et qui parlent aux autres entrepreneurs, donc n’hésitez pas à aimer, commenter et partager car j’adorerais apprendre de vos histoires. Vous avez loupé le début, pas de panique, c’est par ici. À la semaine prochaine, pour la suite de la série.