SpringWorks - Le co-pilote de votre stratégie

Les yeux rivés sur son objectif

La passion est la force la plus puissante dans la vie : elle attire, elle anime, elle motive, elle propulse. Si j’utilise ce terme, souvent appliqué à l’automobile, c’est parce que la passion a été le moteur de ma vie professionnelle. Je me compte parmi les rares heureux qui ont réussi à conjuguer passion et profession tout au long de mon parcours dans le secteur automobile, ou encore aujourd’hui dans ma vie d’entrepreneur.

Texte publié le 12 juin 2021

Plusieurs techniques de pilotage s’appliquent à l’entrepreneuriat, porté par la concentration - ou le « focus », l’anticipation et la coordination.

Focus
L’événement qui m’a littéralement ouvert les yeux remonta à l’automne 1995, lorsque – jeune étudiant – j’étais invité pour un stage de pilotage. L’exercice était simple : au bord d’une berline équipée de pneus lisses accélérer jusqu’à une allure modérée (50km/h) sur sol sec, puis maintenir une trajectoire droite et linéaire pour traverser la zone glissante (sol humide et savonné pour l’occasion). Pour indiquer la bonne direction, une borne à l’extrémité de la zone, véritable point focal.

Facile… jusqu’à ce qu’on subit le premier dérapage et que les yeux dévient de l’objectif (la borne)… et que le véhicule dérape, d’abord doucement mais ensuite – sous l’impulsion de réactions hâtives et démesurées (la panique, quoi) – plus violemment.

Une belle leçon en humilité (3 tentatives, 2 « strikes ») et de technique cérébrale – inconsciemment les mains sur le volant suivent la direction du regard – ceci explique aussi pourquoi un véhicule puisse heurter un poteau de 30cm de diamètre espacé de 30m – les yeux fixent le poteau et non l’espace entre les poteaux.

Leçon n°1 : garder les yeux sur l’objectif par tous les temps, et malgré les distractions imprévues et parfois violentes.

Anticipation
Fast-forward le 21e siècle, fort de la sagesse de l’âge, et de quelques sortie en circuit (sans sortie de piste…), j’ai suivi plusieurs cours de pilotage. Même s’il s’agit avant tout de chercher la performance du pilotage, et pas forcément la conduite en sécurité, la formule magique commence par un ingrédient clef : le regard.

Tout le monde peut aller vite en ligne droite, c’est dans les virages qu’on fait la différence : bien viser la corde dès l’entrée en virage, puis la sortie de virage dès qu’on touche la corde. Ceci permet de se projeter, d’anticiper ses actions pour aller le plus efficacement vers l’objectif.

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Leçon n°2 : avoir une longueur d’avance en permanence pour déterminer les actions du moment.

Coordination
Que ce soit lors d’une autre cours de conduite sécuritaire, ou pendant les stages de pilotage sur circuit, l’approche est la même et l’exécution compliquée : le regard fournit les informations au cerveau qui détermine les actions pour franchir les obstacles et/ou virage de façon efficace. L’observation ne sert à rien sans une action appropriée - freiner, rétrograder, tourner, accélérer - ni sans une concentration et réflexion permanente. Par exemple, avant d’engager ces actions, il faut être conscient de l’angle des roues, de la répartition des masses, de l’état de la piste, …

Leçon n°3 : coordonner l’ensemble des actions afin d’éviter les pièges et d’avancer le plus efficacement vers l’objectif

Au final, le chef d’entreprise, c’est la femme ou l’homme aux commandes, au volant qui définit la trajectoire de son véhicule – son entreprise – en toute sécurité, évitant les pièges de la route, et progressant comme une unité en direction de sa vision, de son objectif.

BONUS N°1 - Ce n’est jamais gagné…

Il ne faut jamais se reposer sur ses lauriers, laisser tomber la concentration, passer en mode « pilotage automatique ». Chaque tour est différent, et demande une réaction adaptée. J’en ai fait les preuves lors de la dernière course, une course d’endurance où j’avais l’honneur et le plaisir d’assurer le dernier relais. Solidement en tête (45 secondes d’avance sur le 2e équipage), il me suffisait de gérer l’avance jusqu’au drapeau à damiers.

Non sans une certain pression pour ne pas laisser filer une victoire à mes coéquipiers, j’appréhendais surtout le premier virage en sortie des stands : une épingle avec un freinage appuyé. Premier obstacle franchi avec succès avec un soulagement non dissimulé, un relâchement même car je suis parti en tête-à-queue en sortie du même virage (la tête était partout ailleurs, sauf dans ce virage), laissant 30 secondes dans l’aventure.

J’ai pris le drapeau à damier en premier, la victoire était bien là en fin décompte, mais je peux vous assurer que j’ai tremblé pendant les derniers tours, de peur et d’énervement.

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Leçon n°4 : ne jamais relâcher l’effort, ne jamais dévier de son objectif – la course n’est gagné que lorsque le drapeau à damier tombe…

Pour les amateurs - de sport auto et/ou d'entrepreneuriat - voici le troisième volet, et le deuxième bonus, de mes expériences et leçons. Vu les réactions très positives, j'ai décidé d'ajouter un troisième bonus, mais pour cela il faudra attendre la semaine prochaine... En attendant, j'espère que vous apprécierez ces quelques lignes. N'hésitez pas à partager vos expériences en commentaires.

BONUS N°2 – Concentré & confiant…

Une dernière anecdote tirée d’une des expériences les plus accessibles et frissonnantes de pilotage d’une vraie voiture de course sur un vrai circuit, le tout dans un décor mythique.

La première séance s’était soldée par une déception – impressionné par le cadre magnifique, intimidé par la puissance ce monstrueux bolide. Trop prudent, mon pilotage était tout simplement à côté de la plaque, ignorant l’ensemble des leçons apprises et pratiquées à maintes reprises avant. Cette frustration traduisait avant tout la prise de conscience d’une occasion manqué, de ne pas être allé au bout, de ne pas avoir été à la hauteur.

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Déterminé de faire mieux lors de la deuxième – et finale – séance, je suis parti, non pas le couteau entre les dents, mais concentré, appliquant tout simplement ce que j’avais appris, sans prise de risque mais confiant de mes capacités.

Le résultat ? le premier tour chronométré de la 2e séance était 8s en-dessous du tour le plus rapide de la première série, un chrono que j’ai pu améliorer de 3s encore au bout de la séance. C'est dire que j'étais vraiment à côté de la plaque lors de la première tentative... Avec à la clef un grand sourire en sortant du bolide, la satisfaction d’un boulot bien fait, et une grosse envie de plus - j'en redemande !

Leçon n°5 : rester concentré et confiant en ses capacités d’action et de réaction pour atteindre l’objectif

BONUS N°3 – Un 4 mains pas comme les autres…

Quatre mains sur un volant, cela ne paraît pas très efficace, bien au contraire. En effet, il ne faut qu’un pilote aux commandes, mais avoir une deuxième paire de mains – virtuelles celles-ci – cela change tout.

Avoir un co-pilote dans le baquet à côté de soi, c’est comme un allié qui apporte expertise, qui observe avec un regard neutre. Cela permet de peaufiner son approche, d’apprendre de ses erreurs, et d’améliorer ses performances – un accompagnement d’une valeur non-négligeable, comme un accélérateur (forcément…) de progrès.

J’ai suivi plusieurs stages de pilotage, sur plusieurs voitures et plusieurs circuits, permettant de construire mon expérience, et de mettre l’accent sur les basiques, sur les techniques efficaces. J’ai eu la chance et le plaisir d’apprendre de gros calibres : entre autres, le coach qui a formé le dernier pilote français vainqueur en F1; ou encore un champion du monde d’endurance.

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Avoir ce dernier, Xavier Pompidou, hurler à travers son casque, avec le sourire éternel qui le caractérise, afin que j’appuie de tout mon poids sur la pédale de frein, cela marque, je vous garantis. Se laisser diriger à travers du virage par un expert compétent, et « juste y aller » avec confiance et intelligence, cela libère ses pensées et ouvre ses yeux sur son potentiel.

Puis se laisser guider par la gesticulation de Xavier pour que je accélère progressivement, en harmonie avec l’alignement des roues avant – produit le plus beaux sourire, et l’assurance d’avoir mené à bien ce projet, et la fierté d’avoir progressé vers une conduite performante et efficace.

En tout, un tel accompagnement professionnel facilite la prise de conscience, la première étape de chaque amélioration, permet d’élever son niveau, de compléter et développer ses compétences.

C’est cette approche de co-pilote que je propose aux entrepreneurs et aux chefs d’entreprises – un véritable accompagnement depuis le baquet passager, ensemble tout au long du parcours.